Béatrice Perier : Une passion au service des animaux
- William Siegenthaler
- 21 mars
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 9 heures
Un parcours atypique guidé par la passion des animaux
Plus jeune, je me destinais à devenir vétérinaire. Faute de résultats suffisants en sciences, je me suis orientée vers un autre chemin, sans jamais renoncer à ma passion pour les animaux. J'ai obtenu une maîtrise en gestion et construit un parcours international, avec des études et expériences professionnelles en France, en Espagne, en Angleterre et au Canada. En octobre 2025, j'ai rejoint la Fondation hoPi en tant que directrice générale.
Des expériences marquantes au contact du terrain
Très engagée, j'ai longtemps été bénévole dans des associations et refuges pour animaux. J'ai également été famille d’accueil, une expérience qui m’a menée à adopter mes deux chats. Ce qui m’a le plus marquée ? Le lien d’attachement entre l’animal et son humain. Je souligne la puissance de cette relation réciproque :
L’animal développe un attachement profond envers son maître.
L’humain bénéficie d’un soutien émotionnel, psychologique et social.
Une relation forte, équilibrée et essentielle.
Une vocation née d’une vie entourée d’animaux
Depuis l’enfance, les animaux font partie de ma vie : chats, chien, poissons, oiseaux, lapins, hamsters, furet. Aujourd’hui âgée de 43 ans, je me réjouis d’exercer un métier qui me permet :
d’être proche des animaux.
d’accompagner leurs propriétaires dans des moments difficiles.
Une approche différente au service de la cause
Contrairement à d’autres acteurs du secteur, je ne viens pas du domaine de la santé animale. J'apporte à la Fondation :
mes compétences en communication.
mon expertise en développement des affaires.
Mon objectif est de faire connaître la Fondation hoPi auprès de différents publics au Québec :
propriétaires d’animaux.
cliniques vétérinaires.
grand public.
donateurs privés.
partenaires commanditaires.
La fondation se distingue également par un choix fort : collaborer uniquement avec des vétérinaires indépendants québécois, refusant de soutenir les grands groupes internationaux qui contribuent à la hausse des frais vétérinaires.
Un rôle aux multiples responsabilités
En tant que seule employée de la fondation, je cumule toutes les fonctions :
stratégie.
communication.
finances.
partenariats.
C'est un quotidien intense et varié.
Une mission urgente : agir en moins de 24 heures
Concrètement, la Fondation hoPi offre un soutien financier aux propriétaires d’animaux. Le processus est rigoureux et rapide :
Le vétérinaire transmet un formulaire détaillant :
la situation.
les soins nécessaires.
le coût estimé.
Le propriétaire s’engage à :
s’occuper de son animal.
payer la part restante.
Je soumets la demande au conseil d’administration (9 membres).
Une décision est prise en quelques heures.
👉 Le délai total est inférieur à 24 heures, car certaines situations sont vitales.
Une problématique centrale : le manque de moyens financiers
La fondation intervient principalement pour des raisons économiques. L'objectif est d'éviter l’abandon et l’euthanasie liée au coût des soins. L’aide couvre généralement entre 20 % et 50 % de la facture vétérinaire, parfois davantage. Par exemple, un partenariat avec Purina a permis de fournir gratuitement une alimentation spécifique à un animal après une opération, lorsque le propriétaire ne pouvait pas assumer ce coût.
Une mission profonde : promouvoir le bien-être animal
La Fondation hoPi s’engage à :
promouvoir le respect et la compassion envers les animaux.
sensibiliser le public.
soutenir les professionnels vétérinaires.
Je les considère comme de véritables « héros ».
Prévention et sensibilisation : un second levier d’action
En plus de l’aide financière, la fondation développe des actions de prévention. Voici quelques initiatives récentes :
Journées gratuites de soins vétérinaires pour les familles vulnérables.
Actions auprès de personnes en situation d’itinérance.
Collaborations avec des cliniques locales.
J'ai également créé un outil éducatif : « Pour de vrai ?! », un jeu de cartes destiné à apprendre aux familles à bien s’occuper de leurs animaux.
Un impact concret sur la vie des animaux
L’action de la fondation permet :
une meilleure qualité de vie.
une espérance de vie prolongée.
Elle agit directement sur une cause majeure d’abandon : le manque de moyens financiers.
Une vision ambitieuse : éradiquer l’euthanasie économique
À long terme, la fondation vise un objectif clair : 👉 mettre fin aux euthanasies pour raisons financières. Mais cela nécessite :
davantage de financements.
plus de visibilité.
un soutien accru du public.
Repenser la relation humain-animal
Selon moi, le principal problème aujourd’hui est 👉 le décalage entre l’attachement émotionnel et la compréhension réelle des besoins de l’animal. Je plaide pour :
plus d’éducation.
plus de sensibilisation.
un accompagnement accessible à tous.
Vers une adoption plus responsable
J'encourage :
des décisions réfléchies.
l’adoption en refuge plutôt que l’achat.
un accompagnement post-adoption.
Voici quelques conseils aux futurs propriétaires :
évaluer son temps disponible.
anticiper les coûts (vaccins, soins, urgences).
prévoir une épargne ou une assurance.
Les qualités essentielles sont :
patience.
ouverture.
adaptabilité.
Les défis actuels
Comme beaucoup d’organismes, la fondation fait face à :
une baisse des financements.
des donateurs plus rares.
des partenaires aux budgets réduits.
Malgré une demande croissante, les moyens restent limités.
Une fierté : les histoires qui finissent bien
Le travail est éprouvant, avec des situations souvent difficiles. Mais les réussites existent. Ma plus grande satisfaction est de partager des témoignages positifs, où un animal a pu être sauvé grâce à l’intervention de la fondation.
Un appel au public
« Soutenez les fondations et vous aiderez à sauver des vies. »
En plus, les dons donnent droit à un reçu fiscal.
Projection dans l’avenir
Dans 5 ans, j'espère :
une fondation plus développée.
une capacité d’aide élargie.
un impact encore plus fort.
Pourquoi s’y intéresser ?
Parce que cette cause est universelle. La relation entre humains et animaux concerne chacun d’entre nous. 👉 S’y intéresser, c’est contribuer à une société plus respectueuse du vivant.
Soutenir c'est s'engager.




Commentaires